.jpg)
1- Bonjour Philippe, raconte nous qui tu es :
Bonjour à tous, j’ai 25 ans, je suis diplômé depuis 3 ans (école du CEERRF PARIS ST DENIS promo 2004-2006). Je travaille depuis 1 an sur Toulouse dans un cabinet libéral avec 3 autres kinés. J’ai mis les pieds dans le sport en sortant de l’école. J’ai travaillé en tant qu’assistant collaborateur pour la SCP DUBOIS DELENTE. Un cabinet basé sur PARIS et DUGNY (93) très impliqué dans le sport en île de France. Ils ont eu en charge le Paris handball, le stade français, le Paris Basket Racing, Le Racing Club de France Rugby et le Flash de la Courneuve (foot américain). Pour ma part, j’ai pu suivre les équipes juniors du « flash » pendant deux ans. Une très bonne école, si ce n’est la meilleure, par le nombre de joueurs et la variété des soins à apporter.
2- Tu t’occupes maintenant de l’équipe de France de Squash. Depuis combien de temps les soignes-tu ? Comment es-tu arrivé dans le staff médical ? Quelles sont les pathologies les plus fréquentes dans cette pratique ?
En Mai 2007, le staff de l’équipe de France de Squash a subi quelques remaniements. Le médecin fédéral avec lequel nous étions en contact par rapport aux autres clubs qu’il suivait lui aussi (PHB et PBR), m’a demandé si j’étais intéressé pour intégrer le staff des équipes de France séniors masculines et féminines pour les championnats d’Europe par équipe. Je n’ai pas hésité une seconde. Aujourd’hui ça fait 3 ans que je les suis pour toutes les compétitions internationales par équipes et individuelles (5 championnats dans la saison). Les régions anatomiques les plus sollicitées au squash sont essentiellement la charnière cervico dorsale, dorso-lombaire Et les membres inférieurs. Les pathologies peuvent être d’ordre articulaires, mais surtout musculaires : c’est un sport qui demande en permanence une explosivité et cela sur des durées de match qui atteignent régulièrement 1h30 pour les hommes. Les squasheurs sont donc musculairement très sollicités, c’est pour cela qu’il n’est pas rare de rencontrer des tensions musculaires, des contractures mais aussi des lésions au titre d’élongation ou déchirure.
3- Comment as-tu connu le Kinesio Taping ? Tu es l’un des précurseurs de cette technique en France car il me semble que tu as participé à la première formation en France ?
Au départ, nous avons fait la connaissance de cette technique par l’intermédiaire des revues. Christophe DUBOIS (kiné fédéral du foot américain et du PHB entre autre) avait eu l’occasion de croiser des joueurs « tapés » à l’étranger. Nous nous sommes donc interrogés au sujet de cette technique. Puis nous avons eu la chance de participer à la première formation en France à Strasbourg. Nous nous sommes lancés en janvier 2008
4- Depuis combien de temps l’utilises-tu ?
Je l’utilise depuis le lendemain de ma première formation en janvier 2008.
5- Que furent tes premières impressions concernant les résultats obtenus ? Et maintenant, avec 2 ans d’expérience ?
Au départ je l’utilisais beaucoup et pratiquement sur toutes les pathologies. Aujourd’hui j’essaye d’être plus juste dans mon utilisation. Mes patients en bénéficient moins souvent mais essentiellement lorsque l’intérêt me semble primordial. Le Kinesio Taping est aujourd’hui une nouvelle corde à mon arc dont les effets sont toujours bluffants.
6- Tu l’utilises que pour tes joueurs et quid de tes patients ? Et tes collègues l’utilisent également ?
Je l’utilise pour mes joueurs mais aussi au cabinet. Je trouve qu’un des intérêts important du Kinesio Taping est de maintenir le gain occasionné d’une séance à l’autre. En effet, c’est un bon complément à apporter pour gagner du temps dans les soins. Mes collègues commencent doucement à s’y mettre. Je travaille avec un des Kinés du TFC (Toulouse football club) qui s’est formé le mois dernier avec Kinesio France Formation : Il est dans sa phase ou tous ses patients ressortent multicolores….
7-Un dernier mot à nous dire ?
Un petit mot à ceux qui ne sont pas encore formés. Même si le Kinesio Taping n’est pas une technique de traitement qui se suffit à elle-même, il sera un outil supplémentaire non négligeable dans votre attirail de soignant. En effet tant au cabinet que sur le terrain il permet d’accélérer la période de rééducation. Laissez-vous tenter vous serez épaté.
Ce n’est pas pour rien qu’on le voit décorer de plus en plus de sportifs. JO Roland Garros, Championnats du monde, on en voit partout même au squash… Biensur n’hésitez pas à suivre les résultats de nos Français qui tirent brillamment leur épingle du jeu au milieu du rouleau compresseur égyptien et des gros moyens anglais.
Merci d'avoir répondu à ces questions Philippe... Et merci pour ces photos...





